Jeudi 23 août 2007
Mlle Maria EMANOVSKAYA
Mail : emanovskaya@hotmail.com

Diplômes :

2006-2007 Master 2 GAELE spécialité Culture, Politique, Patrimoine Paris 4 Sorbonne
2002-2006 Maîtrise avec mention « très bien » en Géographie, spécialité géographie politique et développement régional de l’Université d’État de Saint-Pétersbourg, Russie
2000-2002 Baccalauréat spécialité sociale et économique

Autres certificats :

2005-2006 Diplôme Approfondi de langue française (DALF)
                     Diplôme de langue et de civilisation françaises de la Sorbonne,
                     Collège Universitaire Français de Saint-Pétersbourg
2005            L’Institut de Géographie de la Sorbonne-Paris 4
2004-2005 Diplome of the Baltic University, The Baltic University
2000-2002 First Certificate in English of the University of Cambridge


Langues    
                    Russe (maternelle)
                    Anglais (First Certificate of Cambridge University)
                    Français (DALF)
                    Allemand (scolaire)

Informatique
Logiciels bureautiques : Word, Excel, PowerPoint
Logiciels cartographiques : ArcGis, MapInfo, Adobe Illustrator

Publications

"Paris : expérience d’immigration XIX-XXI siècles" dans "Gestion : histoire, science et, culture. Actes de 11ième colloque interrégional", Petrozavodsk, 2006

"Nouvelle ghettoïsation en Europe. L'exemple français" dans "Pouvoir et ses devoirs dans XXIième siècle. Les actes de colloque de jeunes chercheurs. SZAKS Sosnoviy Bor", St.Petersburg, 2007
par maria emanovskaya publié dans : Curriculum vitae
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 23 août 2007
Projet  de thèse.
La France pour les Russes: construstion d'un territoire imaginé

Dés le 18° siècle, les philosophes des Lumières sont au coeur de la création de la monarchie « éclairée » russe. La correspondance entre Voltaire et l’Impératrice Catherine II rendra fameux lien plus que philosophique qu’entretiennent les deux nations. Les slavistes français étudient principalement l’influence française sur les courants artistiques et scientifiques russes. Mais l’étudiée la production d’une géographie de la France par la culture russe suppose de dépasser les relations posées par ce type d’approche.
Quelle évolution a connue l’influence française depuis cet âge d’or que fut le 18° siècle ? Qu’est que la France pour la majorité de la population russe ? Comment  l’imaginaire russe dessine un territoire français ?
La seule ville française évoque par Pouchkine dans son poème Eugène Oneguine  (1825) est Strasbourg. Ce qui prouve une connaissance du territoire français, mais n’est-il pas étonnant que cette ville alsacienne soit utilisée comme symbole de la France  ? Le rideau de fer et la censure a limité les échanges culturels entre l’Occident et participe à une redéfinition de l’image de la France. Le contenu inoffensif des romans d’Angélique a permis une grande diffusion durant le régime soviétique. Cette littérature populaire a encore enrichi ce territoire français imaginaire, donnant à Toulouse un château rose. Il existe un territoire français produit par la culture russe.
Quelle recomposition connaît la représentation spatiale de la France depuis la chute du mur ? L’extérieure est vu à travers la prisme de problèmes intérieurs.  L’intérêt des médias russes pour les émeutes de 2006 ne peut se comprendre qu’en se référant aux problèmes contemporains de la Fédération de Russie. La recherche de réponse face au déclin démographique, estimé à un millions de personnes par an, alimente le débat sur l’immigration et ses conséquences possible pour la Russie.
Nous pouvons nous demander si entre Paris et Côte d Azur il existe d’autre territoire touristiques attractifs pour les touristes russes qui ne sont pas encore exploités. Pourquoi la gastronomie et la viticulture n’ont pas connu le même déclin de la langue française ?
par maria emanovskaya publié dans : Projet de recherche
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Jeudi 23 août 2007
La géographie des représentations s’est notamment inspirée des travaux de E. Said (Orientalisme, 1978). Le principal objet d’étude fut l’analyse du rôle la création artistique, et notamment de littéraire, dans la justification de projets politiques. Fortement liée au courant post-colonialiste, elle décompose les discours qui ont permis la mise en œuvre du projet colonial.
Notre projet de recherche s’inspire de l’ensemble de ces travaux, mais cherche à explorer une voie d’application hors du cadre des rapports coloniaux et post-coloniaux. Se centrant principalement sur la période soviétique, nous entrons dans un autre schéma complexe de relation à la fois interétatique et bipolaire. Comment penser cette autrui, la France, par-delà le rideau fer ?

Il s’agit d’une création ex-nilo, dès le XVIII° siècle, les philosophes des Lumières sont au coeur de la monarchie « éclairée » russe. La correspondance entre Voltaire et l’Impératrice Catherine II rendra fameux les liens plus que philosophiques qu’entretiennent les deux nations. Les slavistes français étudient principalement l’influence française sur les courants artistiques et scientifiques russes. Mais l’étude de la production d’une géographie de la France par la culture russe suppose de dépasser les relations posées par ce type d’approche.

Cette production ne semble pas être réalisé à travers la création propre aux artistes soviétiques, qui étaient mobilisés à la composition d’une nouvelle réalité soviétique Le rideau de fer et la censure a limité les échanges culturels entre l’Occident et participe à une redéfinition de l’image de la France Pour la construction de l’imaginaire géographique des autres États a  été en grande partie assurée par des empruntes bien contrôlés. Alors des questions se posent : quelle France les dirigeants soviétiques voulaient-ils transmettre ? Donc quelle fut cette France revisitée par la censure ? Qu’en découle pour la vision russe actuelle de la France ?

Le contenu inoffensif des romans d’Angélique a permis une grande diffusion durant le régime soviétique. Cette littérature populaire a enrichi ce territoire français imaginaire, donnant à Toulouse un château rose. Il ne s’agit pas d’un recensement toponymique mais de voir quel contenu était donné à ces espaces.

Un problème méthodologique se pose : comment analyser les discours, produit par les auteurs français pour le public français et lis par la population de l’URSS. Deux axes de recherche nous semblent possibles. Une se trouve dans l’analyse de critiques littéraires  soviétiques. Les publications de livres étrangers étaient habituellement accompagnées par un chapitre introductif. Ce dernier écrit par un spécialiste russe avait pour but de réinsérer l’œuvre dans le contexte historique, mais aussi dans l’idéologie soviétique où les citations de Lénine étaient obligatoires. L’autre moyen d’analyser l’utilisation soviétique des œuvres étrangères en se base sur les façons dont ils étaient réappropriés. Il s’agit notamment de la production de films dont les scénarios sont fondés sur les livres français. Là, deux niveaux de réappropriation peuvent être distingués : celui de la mise en œuvre de l’œuvre tel quel, et celui de la réinsertion du sujet dans le contexte culturel russe. Je pense notamment au cas de roman de A. Dumas « Les trois mousquetaires » ayant eu un très grand succès auprès de public russe et soviétique. Il a été transposer au cinéma sous en deux versions : originale et réadapté à l’histoire russe .






par maria emanovskaya publié dans : Projet de recherche
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Recherche

Catégories

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus